Vente d’un lot : ce que le syndic doit produire, et quand

La mutation d’un lot de copropriété déclenche une série d’obligations pour le syndic, réparties sur trois moments distincts de la transaction. Les confondre est la première cause de retard dans les ventes d’appartements.

Étape 1 : le dossier remis au moment du compromis

Avant la signature de la promesse, le vendeur doit fournir à l’acquéreur un ensemble de pièces : règlement de copropriété et état descriptif de division avec leurs modificatifs publiés, procès-verbaux des trois dernières assemblées générales, fiche synthétique de la copropriété, carnet d’entretien, montant des charges courantes du budget prévisionnel et des charges hors budget payées par le vendeur, sommes restant dues au syndicat, état global des impayés et de la dette du syndicat, et le cas échéant le diagnostic technique global.

Ce paquet documentaire correspond à ce que la profession nomme le pré-état daté. Son tarif n’est pas plafonné et varie fortement d’un syndic à l’autre, tout comme le délai de production. commander un pré-état daté par une voie indépendante permet de ne pas dépendre du planning du gestionnaire, particulièrement en période de forte activité. Pré-État-Daté.ai s’est construit sur ce besoin précis.

Étape 2 : l’état daté avant l’acte authentique

À la demande du notaire, le syndic établit l’état daté, document en trois parties : les sommes dues par le vendeur au syndicat, les sommes dont le syndicat est débiteur envers lui, et les sommes qui incomberont au nouveau copropriétaire. Contrairement au pré-état daté, son coût est plafonné par voie réglementaire.

Étape 3 : la notification de la vente

Après la signature, le notaire notifie la mutation au syndic. Cette notification ouvre un délai de quinze jours pendant lequel le syndic peut former opposition sur le prix afin de garantir le paiement des charges dues par le vendeur. L’opposition doit être motivée et chiffrée, sous peine de nullité.

La répartition des charges entre vendeur et acquéreur

Le principe reste celui du copropriétaire en titre au jour de l’exigibilité. Les appels de charges courantes appellent une répartition prorata temporis entre les parties, tandis que les travaux votés suivent la règle de l’exigibilité, sauf convention contraire prévue dans l’acte. C’est le point qui génère le plus de litiges post-vente.

Les travaux votés mais non encore appelés

Un vote intervenu avant la vente engage le lot, même si les appels de fonds n’ont pas été émis. L’acquéreur doit donc examiner les procès-verbaux d’assemblée avec attention, en particulier les résolutions relatives au ravalement, à la toiture ou à la mise en conformité des ascenseurs.

Le rôle du gestionnaire

Pour un professionnel de la gestion, la valeur ajoutée se situe dans l’anticipation : identifier les lots susceptibles d’être vendus, préparer les pièces en amont et alerter les copropriétaires sur les délais réels. Une vente retardée de six semaines pour un document manquant coûte davantage en relation client qu’en honoraires.

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