Un propriétaire sur deux ignore qu’en location nue, les coûts engagés pour repenser un logement peuvent parfois être déduits fiscalement lorsqu’ils répondent à des critères précis. En 2026, face à la hausse des loyers et à la concurrence des meublés, optimiser le rendement net passe aussi par une bonne lecture du régime réel : les frais d’architecte d’intérieur peuvent devenir une charge déductible, mais seulement si le traitement comptable et la nature de la dépense sont conformes. Cet article suit le parcours de Sophie, propriétaire d’un T2 en ville, et détaille les étapes concrètes pour transformer un projet déco en économie d’impôt réelle.
- 🔎 Astuce clé : sous le régime réel, certains honoraires d’architecte peuvent être déduits comme travaux ou frais de gestion. (charges déductibles)
- 📑 Conserver factures et preuves est indispensable pour passer un contrôle fiscal. (guide fiscal)
- ⚖️ Micro-foncier = abattement automatique de 30% ; réel = déduction des charges réelles et possibilité de déficit foncier. (guide location nue)
- 🧾 Opter pour le réel engage sur 3 ans minimum d’option déclarative (déclaration 2044). (charges et travaux)
- 🛠️ Différencier travaux d’amélioration et construction : seuls les premiers sont généralement déductibles en revenus fonciers. (travaux déductibles)
Location nue : comment qualifier les frais d’architecte pour les déduire ?
Sophie décide de moderniser la distribution et de repenser la cuisine d’un T2 avant mise en location nue. La question se pose : les honoraires de l’architecte d’intérieur sont-ils une charge déductible ? La réponse dépend de la nature de la mission et de la qualification des dépenses.
Quand l’honoraires entre dans les charges déductibles
Les frais d’architecte peuvent l’être si :
- 🔧 ils correspondent à des travaux d’entretien, de réparation ou d’amélioration (pas de construction ni d’agrandissement) ;
- 💳 ils sont facturés au propriétaire et réglés sur un compte dédié ;
- 🧾 toutes les factures et pièces justificatives sont conservées en cas de contrôle.
En pratique, une mission de conseil déco pure (proposition d’agencements sans travaux) est moins clairement déductible qu’une mission qui accompagne des interventions physiques facturées (démolition, rénovation, remplacement d’équipements). L’important : lier l’honoraire à une dépense réparatrice ou d’amélioration. Pour s’assurer des bonnes pratiques, consulter des fiches fiscales spécialisées aide à sécuriser le dossier.
Explications détaillées sur les conditions de déduction

Régime réel vs micro-foncier : quel impact pour un propriétaire en 2026 ?
Choisir le régime fiscal change tout : micro-foncier applique un abattement de 30% et interdit la déduction des charges réelles ; le régime réel permet de déduire intérêts, travaux, frais de gestion et potentiellement les honoraires d’architecte si justifiés.
| 🔍 Critère | 🏷️ Micro-foncier | 📁 Régime réel |
|---|---|---|
| Abattement | 30% 🟢 | Déduction des charges réelles 🔴 |
| Déduction des honoraires | Non ❌ | Possible si liés à travaux ✔️ |
| Option | Automatique si | Option sur 3 ans via 2044 📄 |
Insight : si les dépenses (dont l’architecte) dépassent l’abattement de 30%, le régime réel devient souvent plus intéressant.
Procédure pratique : préparer un dossier solide
Pour transformer une mission déco en charge déductible, suivre ces étapes :
- 📌 Demander un devis détaillé mentionnant la nature exacte des prestations (travaux listés). (modèles de justificatifs)
- 🧾 Conserver factures, paiements bancaires et contrats d’entreprise.
- 🗂️ Lier chaque facture d’architecte à une dépense exécutée (ex : remplacement de cuisine). (règles fiscales détaillées)
- 📝 Déclarer en 2044 si option pour le réel et suivre l’option sur 3 ans.
Astuce pratique : un devis/contrat signé précisant la réalisation des travaux facilite la qualification en charge déductible. Insight : la traçabilité des paiements est souvent décisive en cas de contrôle.
Cas concret : Sophie transforme un T2 et réduit son impôt
Sophie investit 6 000 € en honoraires d’architecte et 12 000 € en travaux de rénovation. En optant pour le régime réel, elle impute ces montants sur ses revenus fonciers ; le résultat : un déficit foncier possible la première année et une baisse d’imposition significative les années suivantes. Cet exemple montre comment une dépense bien documentée se transforme en levier fiscal.
Insight final : ne pas sous-estimer l’effet combiné d’honoraires qualifiés et de travaux réels : c’est souvent la clef pour optimiser la rentabilité nette d’un bien loué vide.
Les honoraires d’architecte sont-ils toujours déductibles en location nue ?
Non. Ils le sont uniquement s’ils se rattachent à des travaux d’entretien, de réparation ou d’amélioration et si toutes les factures et preuves de paiement sont conservées.
Faut-il obligatoirement opter pour le régime réel pour déduire ces frais ?
Oui. Le micro-foncier applique un abattement forfaitaire et ne permet pas la déduction des charges réelles. L’option pour le réel se formalise via la déclaration 2044 et s’impose pour 3 ans.
Que faire si l’administration conteste la déduction ?
Présenter les devis, factures, preuves de paiement et des documents liant l’honoraire à des travaux concrets. Faire appel à un expert-comptable fiscaliste peut sécuriser la position.
Peut-on amortir les honoraires comme en meublé ?
Non. L’amortissement est propre au régime BIC (location meublée). En location nue, il s’agit de charges déductibles et non d’amortissements.


